Parce que … je suis bien dans la nature.
Et pour accompagner une personne, un groupe, il faut, à mon sens, être soi-même dans de bonnes dispositions. Être stable. Présente. Disponible. La nature m’aide à être cela.
Parce que … dans mon précédent travail en institution, lorsque j’accompagnais « dedans » et que je proposais d’aller « dehors », quelque chose changeait immédiatement. Les visages s’ouvraient. Les corps se détendaient. L’état d’être des personnes s’illuminait. Ce n’est pas un rejet de l’intérieur, c’est le constat qu’en pleine nature, quelque chose circule autrement, plus librement.
Parce que … c’est le temps passé dans la nature qui m’a toujours aidée à me relever des épreuves.
C’est aussi là que j’ai découvert une autre façon d’accompagner :plus simple, plus vivante, plus ancrée. Une manière qui m’a donné envie de la transmettre à mon tour.
Parce que … ce n’est pas seulement en parlant de la nature que l’on recrée du lien. C’est en la rencontrant. En la traversant. En se laissant traverser par elle. On sait que l’on protège ce que l’on aime. On protège ce avec quoi on a tissé un lien. Et on aime ce que l’on connaît intimement. Le lien ne se décrète pas. Il se vit.
Parce que … la nature n’est pas un décor. Nous faisons partie, l’humain fait partie, de la nature tout comme le règne minéral, végétal et animal. Nous couper de la nature, c’est nous couper d’une part de nous même, ce qui est particulièrement insécurisant je trouve.
Parce que … j’ai vu des enfants et des jeunes prendre la parole dans ces espaces de nature. J’ai entendu des choses extraordinaires. J’ai vu des silences devenir des confidences. J’ai vu des regards changer. La nature est un véritable soutien.
Et parce que … j’ai profondément envie d’offrir mes compétences au monde et mon amour pour la nature, particulièrement envers les jeunes, qui sont les adultes de demain, et qui ont besoin plus que jamais d’écoute, de présence et de lien au vivant.

